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Eglise de saint Gervais

RESTAURATION DU TABLEAU DU RETABLE MAJEUR

Nous resterons cet automne un grand tableau encore anonyme qui représente une  Vierge à l’Enfant entre Saint Gervais et Saint Protais. La dépose de ce grand format a permis de découvrir que le tableau au départ rectangulaire a été adapté au cadre doré du retable modifié après le dernier incendie qu’a subit l’église.

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Le dégagement de l’épaisse couche de salissures a permis de remettre à jour la belle qualité picturale de cette peinture qui pourrait être l’œuvre la plus ancienne de cette église. Ce nettoyage a du être effectué conjointement au refixage par la face car la couche picturale se détachait de son support toile.

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DIMENSIONS 205 x 172 cm

Dans le registre inférieur au premier plan saint Gervais et saint Protais : Saint Gervais et saint Protais martyrs, étaient jumeaux, fils de saint Vital de Ravenne et de la bienheureuse Valérie et vivaient au 1er siècle sous le règne de l’empereur Néron.

Les deux frères, après avoir donné tous leurs biens aux pauvres, rejoignirent saint Nazaire qui vivait dans un oratoire à Embrun en compagnie du jeune Celse.

On les conduisit à l’empereur Néron. Celse les suivait en se lamentant. Les soldats le souffletèrent, saint Nazaire, leur en fit le reproche et fut à son tour frappé et précipité dans la mer d’où il sortit miraculeusement.

Les soldats de Néron emmenèrent Gervais et Protais à Milan. Dans cette ville, survint le général Astase, qui partait faire la guerre aux Marcomans. Pour obtenir la bénédiction des dieux païens afin d’assurer la victoire, il s’empara de Gervais et de Protais afin qu’ils sacrifient aux idoles. Les deux frères refusèrent et Gervais ajouta que les idoles étaient sourdes, et que seul Dieu pouvait lui faire remporter la victoire. Il fut alors fouetté jusqu’à ce qu’il meure (cf.fouet).

Ensuite Astase fit venir Protais en lui disant : « Misérable, songe à vivre et ne cours pas, comme ton frère, à une mort violente. » mais Protais refusa à son tour de sacrifier aux idoles, tenant tête au général. Celui-ci le fit alors suspendre au chevalet. Protais lui répondit : « Je ne m’irrite pas contre toi, général, je sais que les yeux de ton cœur sont aveuglés ; bien au contraire, j’ai pitié de toi, car tu ne sais ce que tu fais ». Alors Astase ordonna de le décapiter (cf. épée).

Un chrétien du nom de Philippe s’empara de leurs deux corps et les fit ensevelir sous une voûte de sa maison. Ensuite, il plaça dans leur cercueil un écrit contenant le récit de leur vie et de leur martyre. Ceci se passait en 57 sous le règne de Néron.

Vêtus en soldats romains, les deux frères présentent les attributs de leur martyr : fouet et épée, à leurs pieds le diable enchain, en second plan au centre Saint Nazaire et le jeune Celse (?).

Dans le registre haut, la Vierge porte l’enfant qui reçoit une couronne de fleurs tendue par un ange (aujourd’hui caché par le cadre), à sa droite saint Joseph tient la fleur de lys et à sa gauche sainte Anne.